vendredi 23 juin 2017

Commencer le compte à rebours




Je suis allée m'inscrire à la maternité.
Là où deux de mes enfants sont nés. Là où les tables d'accouchement sont placées exactement face à la Méditerranée... et où les immenses baies vitrées des chambres donnent sur le bleu, le bleu et rien que le bleu.

Cette vue sur cette photo, à l'étage des salles de naissance, c'est celle que j'avais quand j'ai donné naissance à mon fils. Le rêve...

Après le 14 juillet dernier, des travaux de sécurisation de la Prom' ont été entamés.
Le lendemain de l'attentat, quand j'ai appris ce qui s'était passé (en découvrant sur mon téléphone une cinquantaine d'appels et de messages inquiets... d'ailleurs, maintenant, je ne mets plus mon téléphone en mode silencieux, la nuit), j'ai très vite pensé à cet hôpital, que je connais bien... à ces femmes à l'intérieur qui, au moment du drame, sous les feux d'artifice, et pile en face de là où il a commencé, donnaient la vie... et à ceux qui étaient occupés, comme à leur habitude, à en sauver d'autres.


mardi 20 juin 2017

"Il faut qu'on parle de Kevin", de Lionel Shriver (roman)





Il faut que je vous parle de ce livre...

C'est en lisant un article sur le dernier livre paru de Lionel Shriver, "Les Mandible" (qui apparemment est génial), que je me suis souvenue qu'elle était l'auteur de ce fameux roman à succès, "Il faut qu'on parle de Kevin" .
Ce livre ayant donné lieu par la suite à une non-moins connue adaptation au cinéma, maintes fois récompensée, reprenant le titre original du livre: "We need to talk about Kevin", de Lynne Ramsay, avec Tilda Swinton, John C.Reilly, Ezra Miller.

N'ayant pas non-plus vu le film, j'ai voulu commencer dans l'ordre en me procurant le roman.

Je connaissais le thème (un adolescent commet une tuerie dans un lycée, et le livre, tout en flashbacks, remonte jusqu'à la naissance du tueur pour tenter, grâce au point de vue parental, de comprendre pourquoi l'enfant a commis ce crime) mais me suis sentie tout à fait prête à sauter le pas. Quelle bonne idée j'ai eue!


jeudi 15 juin 2017

Celle qu'on croise dans la rue





Quand on sort le soir, juste tous les deux (avec la pastèque que j'ai bien cachée sous ma robe), les regards des gens sont tendres et empathiques: 

Hier soir, au croisement de cette rue sur la photo, un touriste américain s'est arrêté, avec sa femme et ses enfants adolescents, et m'a dit, nostalgique, que j'étais aussi belle que sa femme quand elle était enceinte, et nous a souhaité tout le bonheur du monde.
Une serveuse m'a regardée, attendrie, en me disant qu'elle aussi avait accouché en été, et que d'ailleurs si je voulais m'assoir sur le canapé, j'y serais mieux.
Un monsieur au restaurant m'a félicitée, en me disant que c'était beau, cette vie en création. Il a trinqué en notre honneur, de loin. Ue petite fille s'est postée près de moi, juste pour me regarder, avec un grand sourire.


mardi 13 juin 2017

Se préparer, tout doucement...





La grossesse a ceci d'assez déstabilisant: la notion du temps se voit complètement chamboulée. 
Ainsi, j'ai l'impression d'avoir consacré pas mal temps à me morfondre, concernant ce fameux temps qui passait, à mes yeux, bien trop lentement... et pourtant, ni une, ni deux, je me suis aperçue, ce matin, lors de la troisième échographie morphologique chez mon gynéco... qu'en fait j'étais déjà arrivée au 8ème mois!

Les évènements extérieurs relativement éprouvants de ces dernières semaines, dans ma vie personnelle, ont eu ce côté positif: ils m'ont fait, un temps, un peu décrocher mon attention de mon nombril. Le temps est donc passé très vite!
Mais je me rends compte que, petit à petit, je me recentre à nouveau sur moi, sur mes sensations, les vagues qui affleurent sous mon ventre, sur ce bébé qui va naitre.